Le film de la semaine : Au cœur de l’océan

Une baleine géante, un équipage qui panique, une histoire de survie : voici les trois ingrédients de ce film d’aventure tout droit sorti de l’usine hollywoodienne. La bande-annonce me faisait penser à un ultime film de monstre sur commande sans aucune once de créativité, mais quelle surprise à l’écran ! Il y a un véritable souffle épique dans ce film qui nous transporte sur ces mers, le spectateur se retrouvant perdu parmi cet équipage impuissant.

Ron Howard, habitué des blockbusters à succès (Apollo 13, Willow, Da Vinci Code), raconte l’histoire de Herman Melville à la recherche du sujet de son roman. En 1820, le dernier survivant du baleinier Essex narre sa dernière traversée avec à son bord l’inexpérimenté capitaine George Pollard (Benjamin Walker) et son adjoint Owen Chase (le charismatique Chris Hemsworth). S’en suit la traque des pauvres cétacés et la rencontre avec le monstre marin jusqu’au naufrage du navire.

Au cœur de l’océan remplit son contrat : de l’aventure, un souffle épique, des conflits, des effets spéciaux impressionnants. Mais ce qu’ajoute Ron Howard à ce film, c’est son côté réaliste. Il filme le sang, la salive, les pleurs, la survie, la peur, le temps qui passe. Au cœur de l’océan n’est pas le simple remake du Moby Dick mais plutôt son préquel, il retourne à la source pour mieux s’emparer de cette odyssée américaine et lui donner un nouveau souffle, comme le faisait déjà John Huston dans les années 1950 (African Queen, Les Désaxés, Moby Dick).

La deuxième partie du film montre la survie des marins après l’attaque du monstre. Alors qu’elle était inexistante dans le film de Huston, qui se concentrait sur le combat entre Achab et la baleine, Ron Howard met en scène une attaque éclair et des marins pris par surprise, puis dans la tourmente. Nous ne sommes pas directement reconduits à une revanche rédemptrice mais embarqués dans une épopée où les marins se retrouvent prêts à tout pour survivre, nous renvoyant alors aux films de monstre ou catastrophe actuels tels que Cloverfield ou La Guerre des mondes.

Pendant deux heures, Au cœur de l’océan plonge le spectateur dans un univers spectaculaire sans pour autant être pompeux. Du grand art hollywoodien.

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