Espace et solitude au cinéma

L’info du jour, c’est bien évidemment la fin de l’expérience de la NASA visant à tester la possibilité d’un voyage sur mars. Pendant un an, six volontaires ont été mis en isolement dans un dôme de onze mètres de diamètre. Cette expérience (qui s’est bien finie) répond à beaucoup de fantasmes qu’a pu produire le cinéma sur la question de la solitude dans l’espace. Petite sélection :

Solaris (Andreï Tarkovski, 1972 et Steven Soderbergh, 2002)

Solaris est un des films pionnier à lier isolement, espace et folie. Il s’agit de l’histoire d’un homme torturé par un deuil, arrivant dans la station d’observation de la planète Solaris, et y découvrant que sur les 3 membres de l’équipage, l’un s’est suicidé et les deux autres sont devenus fous.

Sunshine (Danny Boyle, 2007)

Une petite équipe de 7 personnes perd tout contact avec la terre, puis petit à petit avec la réalité. 5 ans après le remake de Solaris par Soderbergh, Danny Boyle continue d’explorer l’espace dans une veine mystique et métaphorique.

Moon (Duncan Jones, 2009)

Sam Bell vit depuis 3 ans seul dans la station lunaire de Selene. Souffrant de son isolement, il est victime d’hallucinations. Fortement marqué par les expérimentations de ses prédécesseurs et par 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, Duncan Jones propose son propre récit introspectif en utilisant une narration complètement schizophrène.

Gravity (Alfonso Cuaron, 2013)

Ici, la solitude n’est pas prétexte à explorer l’âme humaine. Lorsque les scientifiques Ryan Stone et Matt Kowalsky sont projetés dans l’espace sans aucune communication possible, il est plutôt question de savoir comment un être humain peut survivre seul dans un environnement hostile. La solitude et l’espace défiant plutôt les corps que les esprits.

Seul sur mars (Ridley Scott, 2015)

Pas trop de problème pour Matt Damon qui mis à part quelques angoisses à propos de sa survie, n’a finalement pas de mal à s’acclimater au fait d’être seul sur une planète éloignée. Le film de Ridley Scott est peut-être le film le plus proche du résultat de l’expérience de la NASA…

Approaching the unknown (Mark Elijah Rosenberg, 2016)

Cas extrême où l’homme en mission désire et s’impose à lui-même de couper les liens avec l’humanité entière. Une telle démarche peut-elle vraiment bien se terminer ? On vous laisse vérifier !

Et en bonus, voici la bande-annonce d’une web série québécoise qui s’est inspirée directement de la simulation de la NASA :

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