Hommage à la musique électronique

Et si vous changiez d’avis sur la musique électronique ? Le 2 décembre 2016, Jean-Michel Jarre, l’un des pionniers français du genre, fêtera les 40 ans de son album culte Oxygène. À cette occasion, nous vous invitons à faire un petit tour d’horizon européen des documentaires et des films qui décryptent le mieux ce large univers qui aura mis du temps à être reconnu.

Techno & Cie

Bienvenue au club, 2014, Dimitri Pailhe

Véritable déclaration d’amour à la musique électronique, Bienvenue au club est un documentaire qui s’intéresse principalement à l’évolution de la techno, de la vague acid house anglaise jusqu’à aujourd’hui en passant par la naissance des raves. Ce documentaire incontournable s’appuie sur de nombreuses images d’archives et des interviews de figures emblématiques du milieu telles que Kevin Saunderson, Mike Pickering, Laurent Garnier, Miss Kittin & The Hacker, Seth Troxler ou encore Brodinski. À ne rater sous aucun prétexte !

Touche française, 2016, Guillaume Fédou et Jean-François Tatin

Changement de style avec cette web-série qui nous propose un panorama de l’électro française en 12 épisodes. Douze morceaux phares du genre, des années 90 à nos jours. Une plongée visuelle et sonore où chaque épisode se termine par une reprise originale du titre initial par un artiste en vogue. Une web-série de haut niveau qui offre une porte d’entrée didactique et originale pour (re)découvrir une épopée musicale française. Touche française est encore disponible ici sur la plateforme Arte Creative.

Interstella 5555: The Story of the Secret Star System, 2003, Leiji Matsumoto

Film-clip d’animation imaginé par le duo casqué Daft Punk et le légendaire dessinateur japonais Leiji Matsumoto (Albator), ce space-opera muet est avant tout une succession de clips où les dialogues sont remplacés par de la musique. Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est une oeuvre unique, une expérience musicale inédite surtout si vous n’avez pas connu la déferlante Daft Punk (et les clips qui vont avec) au moment de la sortie de leur album Discovery en 2001.

Eden, 2014, Mia Hansen-Løve

Ceux qui s’attendent à voir un film à la Projet X – ou plus récemment We are your friends (dans lequel Zac Efron cherche à devenir un DJ millionnaire et à faire danser des filles en maillot de bain autour d’une piscine) – risquent d’être déçus. Eden, inspiré de la vie du DJ Sven Love, frère de la réalisatriceest un film d’auteur délicat, juste et tendre, qui bénéficie d’une bande-son pointue (de la house principalement) dont les morceaux ne sont pas toujours connus du grand public. 

La scène berlinoise

Tangerine Dream, 2016, Margarete Kreuzer

Fondé en 1967 à Berlin par Edgar Froese, ce groupe allemand de rock expérimental est aussi précurseur de la musique planante et compte parmi ses fans David Bowie, Salvador Dalí ou encore Jean-Michel Jarre. Sa musique a laissé une trace indélébile dans le paysage musical électronique. Sa particularité ? Bannir les instruments traditionnels au profit des synthétiseurs. Tangerine Dream, qui a vu défiler une vingtaine de musiciens différents en un demi-siècle d’existence, est un  groupe très prolifique (plus de cent albums dont une trentaine de bandes-originales de films) et toujours en activité malgré la disparition de son leader en janvier 2015. Le documentaire est encore visible sur Arte +7 ici.

Berlin Calling, 2008, Hannes Stöhr

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Ce biopic sur le DJ Paul Kalkbrenner (Martin « Ickarus » Karow dans le film) dépeint la descente aux enfers d’un célèbre DJ accro à la musique et aux drogues dures. A la différence de Transpotting qui traite de la cure de désintox’ d’une manière cauchemardesque, Berlin Calling nous délivre le portrait d’un homme qui trouve en cet internement une pulsion créatrice transcendante donnant naissance à l’album phare de sa carrière. Parfois dramatique, cette oeuvre nous offre aussi beaucoup de moments légers et humoristiques donnant une toute autre dimension au sujet.

Ce n’est pas tant un film sur les méandres de la vie nocturne berlinoise que sur un homme qui se bat avec son addiction, le tout sur fond de musique électro-minimaliste.

Quand le Plat Pays sort de l’ombre

The Sound of Belgium, 2012, Jozef Deville

Quand on pense musique électronique, ce n’est pas la Belgique qui nous vient d’emblée à l’esprit. Pourtant cette dernière a connu une sacrée révolution dans le domaine. À la fin des années 80, l’arrivée de la New Beat y a enflammé les dancefloors. Face à ce véritable phénomène de société, le gouvernement s’est alors inquiété de la décadence d’une jeunesse vivant la nuit et explosant la fréquentation des clubs. Si cette période n’aura duré qu’un temps, son mélange unique de sons et de styles ont profondément marqué toute une génération et influencé la scène électro de façon décisive. The Sound of Belgium est un excellent documentaire qui fait intervenir des acteurs essentiels du mouvement (dj, producteurs, propriétaires de boîtes de nuit) et nous replonge efficacement 30 ans en arrière, dans l’euphorie d’une époque où tous les fêtards d’Europe accourraient en Belgique.

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