Retour du festival du cinéma européen des Arcs, édition 2016

Ces derniers jours, je suis monté dans une station de ski au beau milieu des Alpes – paysages à couper le souffle, bonne humeur et temps radieux – à l’occasion d’un petit festival de cinéma qui se tient actuellement aux Arcs pour la 8ème édition. Au programme : du cinéma européen de qualité, disséminés dans des salles à différents degrés d’altitude, mais aussi de belles balades dans un cadre paradisiaque. C’est là-bas notamment que le sympathique Snow Therapy (Turist), de Ruben Östlund, avait été tourné puis projeté. Voici les 4 films qui m’ont le plus touché durant ce festival :

Quit Staring at My Plate, Hana Jušić

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Une jeune femme prise au piège dans une famille bizarre dont les membres vivent les uns sur les autres sans possibilité d’intimité, cherche à s’émanciper du carcan de son quotidien, entre les échantillons d’urine du labo de l’hôpital où elle travaille et les scènes de repas lourdingue en famille. Un jour, l’AVC du père autorise soudainement la jeune femme à découvrir sa sexualité… Le film est franchement étrange, parfois déconcertant et peu ragoutant, mais très beau.

 L’Indomptée, Caroline Deruas

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Hommage aux femmes artistes de tous les temps, ce premier long brillamment décalé, dans lequel la réalisatrice dit avoir expérimenté tout un tas d’idées, se déroule dans le cadre idyllique de la villa Medicis à Rome. Deux Françaises, un écrivain et une photographe campées par Clothilde Hesme et Jenna Thiam, débarquent pour un an dans ce haut lieu dédié à la créativité, au milieu d’une foule de personnages, artistes et fantômes, tous plus bizarres les uns que les autres.

Fixeur,  Adrian Sitaru

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Intrigante narration, au réalisme poussé à son paroxysme. Les acteurs de Fixeur sont tous d’une justesse extrême, au service d’une histoire captivante : comment des journalistes de l’AFP en Roumanie parviennent-ils à monter un reportage sur une mineure victime d’un réseau de prostitution, alors que tout le monde s’obstine à les empêcher de parvenir jusqu’à la jeune fille, dont le témoignage serait la clé de voûte de leur travail…

Powidoki, Andrzej Wajda

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La vie du peintre et théoricien de l’art polonais Wladyslaw Strzeminski, au moment où le régime stalinien impose le réalisme socialiste et cherche à éliminer les avants-gardes formalistes. Un film beau, triste et sombre, où l’on assiste à la déchéance d’un homme broyé par la dictature. Le peintre, amputé d’une jambe et d’un bras pendant la guerre, se tient debout contre les intimidations successives, et fidèle à sa pensée novatrice, conscient qu’il est un modèle pour toute une génération d’étudiants.

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